Principales maladies cryptogamiques et bacteriennes des plantes – Identifier et traiter les plantes malades

Principales maladies cryptogamiques et bacteriennes des plantes – Identifier et traiter les plantes malades

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Votre plante est malade ? Vous vous demandez quelle maladie est à l’origine de l’état de votre plante ? Voici un récapitulatif des principales maladies cryptogamiques et bactériennes touchant les plantes.

Maladie #1: L’Oïdium

L’oïdium : qu’est-ce que c’est ?

C’est une maladie cryptogamique bien connue des jardiniers et pour cause ; de très nombreuses plantes en sont atteintes. Elle prolifère par temps chaud et air humide : avril/mai ou au début de l’automne.

Comment reconnaitre l’oïdium  ?

Sa présence se remarque par la formation d’un feutrage blanc qui recouvre les feuilles, les nouvelles pousses, les bourgeons et les boutons de fleurs. Les feuilles se déforment et se perforent parfois.

Quelles sont les plantes à risques ?

Les plantes les plus souvent ciblées : les rosiers, les bégonias, les phlox, les asters, les courgettes, les melons, les tomates, les groseilliers à maquereaux, les pommiers…

Comment prévenir et lutter contre l’oïdium ?

La prévention:

  • Respectez la rotation des cultures.
  • Espacez vos plants. Donnez de l’air en espaçant les plantes. Le fait que les plantes soient très serrées favorise la prolifération (chaleur +humidité). Ceci peut être fait préventivement. Ce serait même très souhaitable.
  • Traitez préventivement au soufre au printemps. Ce traitement par pulvérisation sur les feuilles ne doit pas se faire par temps ensoleillé à cause du risque de brûlures de celles-ci (effet loupe).

Les remèdes: 

  • Retirez les parties malades et éliminez-les en les brûlant, pour éviter la propagation de la maladie.
  • Traitez dès les premiers symptômes après il sera rapidement trop tard.
  • Pour traiter, vous pouvez utiliser un fongicide adapté et répétez l’opération plusieurs fois.

Si vous préférez des solutions acceptables en jardinage bio, vous opterez pour :

  • Le bicarbonate de soude : dissoudre 1 cuillerée à café de bicarbonate de soude dans un litre d’eau et ajoutez une cuillerée à café d’huile pour améliorer l’adhérence de la solution. Pulvérisez-la sur l’endroit et l’envers des feuilles. S’il a plu, renouvelez l’opération.
  • Une décoction de racines d’orties : portez à ébullition 100g de racines d’orties coupées en petits morceaux dans 10 litres d’eau, couvrez et laissez bouillir pendant 30 minutes. Une fois la préparation refroidie, filtrez-la. Utilisez-la pure et sans tarder.
  • Une préparation au lait : mélangez ½ litre de lait à 4,5 litres d’eau. Pulvérisez toutes les semaines jusqu’à ce que la maladie soit complètement enrayée.
  • Une dilution d’eau de javel : diluez 25 ml d’eau de javel dans 2 litres d’eau. Pulvérisez en préventif au début de l’hiver. Pour protéger la faune et la flore du sol, étendez une bâche.

Maladie #2: Le Mildiou

Le mildiou : qu’est-ce que c’est ? 

C’est une maladie cryptogamique qui angoisse et désespère le jardinier. Le mildiou fait des ravages au cours des étés humides.

Quels sont les symptômes ?

On le repère aux taches brunes sur le feuillage et au duvet blanc sur l’envers des feuilles.

  • Sur la peau des pommes de terre, des taches brunes apparaissent qui correspondent à une pourriture sèche de la chair. Sur les feuilles, les taches peuvent avoir un aspect huileux.
  • Sur les tomates, on observe de grandes taches brunes sur les feuilles, sur les tiges et sur le fruit. La tomate finit rapidement par pourrir.

Comment lutter contre le mildiou ? 

Au jardin le mildiou atteint surtout la pomme de terre, la tomate et  la vigne.

 La prévention

  • Repiquez des œillets d’Inde ou des capucines naines à côté des plants de tomates.
  • Respectez la rotation des cultures.
  • Ne cultivez pas les tomates à proximité des pommes de terre, préférez des légumes plus résistants au mildiou.
  • Ne plantez pas trop serré pour favoriser la circulation de l’air et éviter une ambiance trop humide.
  • Traitez préventivement et régulièrement avec du purin d’ortie (bio) ou de la bouillie bordelaise (à base de cuivre)

Les remèdes

  • Retirez les parties malades de vos plants de tomates et détruisez-les en les brûlant, pour éviter la propagation de la maladie.
  • Traitez à la bouillie bordelaise : respectez strictement les doses et les précautions  indiquées sur l’emballage.
  • Vous pouvez aussi traiter avec une décoction de prêle. En voici la recette :

     –  Utilisez 1kg de prêle pour 10 litres d’eau.

     –  Coupez-la en petits morceaux et mettez-la à tremper dans de l’eau de pluie pendant 12 heures.

     –  Faites-la bouillir et laissez frémir 30 minutes.

     –  Laissez refroidir et reposer plusieurs heures.

     –  Filtrez et conservez ce liquide pendant 1 mois.

     –  Diluez au cinquième cette préparation et pulvérisez vos plants de tomates…

  • Le bicarbonate de soude + du savon noir : diluez 5 grammes de bicarbonate de soude et 1 cuillerée à café de savon dans 1 litre d’eau. Pulvérisez sur vos plants.

Maladie #3: La maladie des taches noires

Quelle est la maladie des taches noires ou marsonia ? 

Cette maladie cryptogamique est provoquée par la présence d’un champignon microscopique appartenant au genre Marssonina. On appelle souvent cette maladie marsonia. Elle s’observe le printemps et l’été par temps humide.

Symptômes

  • Les feuilles basses se couvrent de grosses taches noires rondes.
  • Le limbe jaunit et sèche rapidement puis les feuilles tombent.

Comment lutter contre la maladie des tâches noires ?  

Les rosiers en sont les principales victimes.

La prévention

  • Privilégiez les variétés les moins sensibles.
  • Maintenez une bonne aération du feuillage en ne plantant pas trop serré et en taillant soigneusement chaque année.
  • Ne pas arrosez le soir.
  • Evitez de mouiller le feuillage lors des arrosages.
  • Nettoyez soigneusement les outils que vous avez utilisés pour intervenir sur votre rosier malade.
  • Pulvérisez  un traitement de bouillie bordelaise ou à base de soufre (3 pulvérisations à 15 jours d’intervalle au printemps).

Les remèdes

Seuls les traitements sont vraiment efficaces.

  • Eliminez les feuilles atteintes ou tombées tout au long de la saison et même en automne.
  • Pulvérisez–les avec du purin d’ortie ou de prêle toutes les trois semaines de mai à septembre.

Maladie #4: La Moniliose

La moniliose : qu’est-ce que c’est ? 

La moniliose est une maladie cryptogamique dont la présence est favorisée par une certaine  humidité. Elle est très répandue dans les vergers.

Le champignon responsable de la maladie est transporté par le vent, la pluie, les insectes. Il  pénètre dans le fruit par une lésion souvent faite par des oiseaux ou des insectes.

Les symptômes de la moniliose des végétaux

Des taches brunes et/ou des pustules apparaissent sur les fruits qui deviennent mous et immangeables. Ils  finissent par pourrir alors qu’ils sont encore sur l’arbre et y restent si on ne les décroche pas.

Les plantes à risques

La plupart des arbres fruitiers  peuvent être atteints : le pommier, le poirier, le cerisier, le pêcher, l’oranger, le citronnier, le prunier…

La prévention

  • Eliminez les fruits et les feuilles restés sur l’arbre, jetez-les et brûler-les.
  • A l’automne ou en hiver, pulvérisez de la bouillie bordelaise 2 à 3 fois à 15 jours d’intervalle.
  • Eclaircissez quand les fruits sont trop nombreux pour éviter qu’ils soient trop en contact et que l’arbre s’épuise.
  • Traitez avec un fongicide « anti- pourriture » chimique ou naturel comme une décoction de prêle pendant la floraison.
  • Si vous constatez que votre arbre présente une blessure, soignez-le avec un mastic cicatrisant.

Les remèdes

Les traitements sont surtout préventifs.

  • Dès l’apparition de la maladie, détruisez tous les fruits malades, le plus rapidement possible.

Maladie #5: La rouille

La rouille : qu’est-ce que c’est ? 

C’est une maladie très fréquente dans le jardin d’ornement au printemps et en été. Elle est aussi présente au potager et au verger mais dans de moindres proportions.

On la reconnaît facilement  grâce à ses pustules orange de forme arrondie qui garnissent le revers des feuilles.

Une ambiance chaude, humide et confinée est propice au développement de la maladie.

Quels sont les symptômes de la rouille ?

En plus des pustules, vous remarquerez que les feuilles vont se dessécher progressivement. Ses fleurs sont plus petites et moins abondantes. La récolte de ses fruits ou de ses légumes est moindre. La plante est affaiblie, mais elle survit. Dans le pire des cas, la plante perd toutes ses feuilles.

Les plantes sensibles aux attaques de rouille

Plusieurs plantes peuvent être attaquées : le rosier, le mahonia, le pélargonium, les œillets, la rose trémière, la menthe, le poireau, l’ail…

Des arbres en sont aussi victimes : le prunier, le saule, le cytise…

La prévention

  • Evitez de planter trop serré.
  • Surveillez régulièrement vos plantes de manière à intervenir dès l’apparition de la maladie.
  • Lors des arrosages, épargnez le feuillage car cette maladie apprécie la chaleur et l’humidité.
  • Traitez à titre préventif dès le début de la végétation.

Les remèdes

  • Eliminez les parties atteintes et brûlez-les. Nettoyez bien votre outil pour éviter la contamination d’autres plantes. La maladie se transmet ainsi également. Pour cette opération, vous pouvez utiliser une solution d’eau de javel.
  • Traitez avec un fongicide (à base de soufre) ou avec du purin d’ortie ou de prêle dès que les premières pustules apparaissent.

Pour les rosiers et les roses trémières, répétez l’opération tous les 15 jours.

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