Plantes Vivaces – Conseils de plantation et d’entretien

Plantes Vivaces – Conseils de plantation et d’entretien

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Choisir les plantes adaptées aux caracteristiques d’un emplacement réduit les soucis d’entretien. Voici comment vous y prendre pour réaliser au mieux cet entretien.

Un des grands principes est de maintenir l’équilibre du jardin et de minimiser les dégâts dus à l’un ou l’autre parasite en préservant une grande diversité c’est à dire en accueillant des plantes de toute sorte ce qui attirera quantité d’hôtes utiles (insectes, batraciens, petits rongeurs). Les plantes auront toutes les chances d’être alors en bonne santé, développant naturellement des défenses contre les parasites: cires de protections sur les feuilles, feutrages, sécrétions, etc. Les abus de traitements et d’engrais, surtout d’azote fragilisent ces systèmes de défense.


Quand peut-on planter des vivaces ? 

Pratiquement toute l’année, sauf pendant les périodes de gel ou lorsque le sol est détrempé. Sous le climat froid et humide, en sol lourd et froid, la plantation printanière est préférable, surtout pour les plantes peu rustiques. Ailleurs, et notamment pour les espèces rustiques, plantez très tôt, dès la fin de l été ou le début de l’automne. Vos protégées seront établies à l’arrivée des froids et des fortes pluies. Sous les climats doux ou chauds, les craintes viennent plutôt de l’arrivée précoce des fortes températures du printemps et de la sécheresse. Planter à l’automne ou dès la fin de l’hiver est donc plus judicieux.

Les vieux jardiniers savent qu’il est préférable de planter les vivaces à floraison printanière tôt en automne. Elles ont alors le temps de bien s’installer pour donner une floraison au printemps. Quant aux iris des jardins et aux pivoines vendus à racines nues, ils se plantent en juillet pour les premiers, à partir de septembre pour les secondes.


La préparation du sol

Sous les arbres et près des grands arbustes, entre les pierres d’une rocaille, d’un muret ou d’un dallage, un bêchage normal est impossible; ameublissez au mieux les emplacements qui recevront les plantes avec un transplanter.

Ailleurs, là où la place est libre, munissez vous d’une beche ou d’une fourche-bêche. Si la partie que vous souhaitez cultivée ou sans végétation, un bêchage profond suffit.

Sur une surface herbeuse, éliminez tout ce qui pousse à la surface. Pour quelques mètres carrés, décapez la partie à planter à l’aide d’une pioche sur 2 à 3 cm de d’épaisseur puis bêchez (25 cm de profondeur n’est pas excessif). L’idéal est de préparer le sol 15 jours à l’avance. La terre aura le temps de se rasseoir. Si les premières mauvaises herbes ont levé, vous pourrez les éliminer facilement par un sarclage ou un griffage.


Avant la plantation des plantes vivaces

Ôtez les feuilles abîmées du pourtour et coupez les tiges instables. Les mottes doivent être humides. Sinon, faites-les tremper dans une cuvette d’eau jusqu’à ce qu’elles le soient. Si le massif est large, posez une ou plusieurs planches sur la terre pour vous déplacer facilement et limiter le tassement Répartissez vos vivaces à la bonne distance, toujours dans leurs godets.


Les bons gestes de plantation

  • Sortez les plantes des godets au fur et à mesure afin de ne pas exposer inutilement les racines à l’action desséchante de l’air et du soleil.
  • Si les racines se sont enroulées dans le fond du pot, formant ce que l’on appelle un chignon, supprimez-le en le coupant et écartez les racines afin qu’elles afin qu’elles reprennent une position plus naturelle.
  • Ouvrez un trou plus volumineux que la motte, placez la plante correctement dans le trou ramenez la terre.
  • Arrosez abondamment. Par la suite arrosez de temps en temps, juste pour maintenir la terre humide autour des plantes et inciter les racines à s’éloigner des mottes.
  • Après la plantation, le sol forme une croute sous l’effet des pluies et des arrosages. Les premières mauvaises herbes apparaissent. N’attendez pas pour sarcler. Plus tôt ce travail est effectué, plus il est facile surtout si la terre est légèrement humide. Le sarclage reste le moyen le plus dynamique de stimuler l’établissement d’une plantation. En terre lourde, profitez des sarclages pour incorporer du terreau ou de la tourbe en surface. La terre restera plus meuble et plus facile à travailler et à désherber.

Un paillage protecteurpaillage-froid

Il réduit le tassement de la terre sous l’effet des pluies, amortit les variations de température, réduit l’évaporation directe. Sa présence réduit considérablement la levée des mauvaises herbes. Les débris végétaux grossiers, sains à demi décomposés, font l’affaire. Le mélange de ces matériaux est possible, en fonction de leur disponibilité. Le paillage est très utile sur les espaces nus entre les touffes. Il l’est moins entre des plantes bien installées dont les pousses et le feuillage dense couvrent bien le sol comme les géraniums ou les achemilles.

Maladies et parasites
La plupart des plantes vivaces sont des exemptes de parasites. C’est encore un de leurs bons cotés. Certaines subissent des attaques sporadiques (insectes, taches des feuilles) qui passent à peu près inaperçues et ne nécessitent pas d’interventions. Les premières mesures consisteront à supprimer les parties malades et des pulvérisations d’eau claire bien appliquées suffiront souvent à réduire une population de pucerons. Autrement tournez-vous vers le savon noir. Les sarclages autour des plantes sensibles freinent les ravages des limaces et des escargots, la cendre de bois est aussi efficace.

Doser les apports en engrais

Excepté celles de plates-bande, les vivaces ne sont pas très gourmandes. Utilisez des engrais pour plantes à fleurs ou plantes à massifs dont l’équilibre entre les différents éléments nutritifs (NPK) convient à la plupart des plantes vivaces.

Avant une première plantation une fumure de fond sera utile. Seule une analyse peut en déterminer la nécessité. Par la suite, au printemps, vous pourrez apporter une fumure plus légère, dite d’entretien (une demi-dose en mars et l’autre moitié lors d’un sarclage en juin).


Le tuteurage

Pour quelques plantes hautes (pied-alouette par ex) ou à fleurs très lourdes (pivoine) un soutien n’est pas inutile. Une bourrasque, une forte pluie, et les espérances s’écroulent. Il existe des systèmes de tuteurages discrets et efficaces. Disposez ces supports avant que ne surviennent les catastrophes. Mais n’abusez pas: un doigt de laisser-aller ne manque pas de charme. Et puis soyez perspicace ! Ces instabilités ont forcément des causes. Évitez de disposer des plantes trop sveltes dans les courants d’air. Méfiez-vous des apports d’engrais trop généreux. Espacez suffisamment chaque plante de manière qu’elle dispose d’air et de lumière pour produire des tiges solides.


Prolonger les floraisons

N’attendez pas pour supprimer les hampes florales défleuries et devenues disgracieuses. Non seulement la scène aura meilleur aspect mais vous encouragerez vos plantes à produire de nouvelles fleurs. Toutes les plantes ne sont pas dites remontantes, ce qui signifie qu’elles fleurissent une deuxième fois dans la saison. Cette seconde floraison est souvent bien moins spectaculaire.


Protection hivernale

À l’automne, ne rabattez pas trop sévèrement les touffes, mais plutôt 10 à 15 cm du sol. Certes les vivaces sont rustiques mais après la Toussaint dans le nord-est, et après la mi-décembre partout ailleurs, surveillez le thermomètre. Une protection hivernale est la bienvenue si elle est légère, aérée et plutôt sèche. La paille et les feuilles mortes, la tourbe assurent un excellent abri. Une feuille de plastique bien arrimée renforce encore l’effet protecteur. Un gros pot retourné, une canette, suffisent, à protégeront touffe isolée. Les voiles d’hivernage offrent une bonne aération tout en assurant une parade efficace contre les brûlures du vent par forte gelées, et contre le dégels trop rapides, en particulier sur les feuillages persistants.

Attention aux protections trop hermétiques et trop prolongées qui tuent aussi surement que le froid. N’hésitez pas à les alléger pendant les périodes de redoux et à la fin de l’hiver, afin d’empêcher le démarrage trop précoce de la végétation. Les protections font aussi le bonheur des limaces trouvant là des pousses tendres à souhaits: veillez à la ventilation et éventuellement, disposez des appâts.


Entretien printanier des vivaces

Dès les premiers jours, protégez les jeunes pousses tendres contres les assauts des limaces. Dès que le sol est ressuyé, sarclez entre les touffes pour aérer la surface et extirper quelques mauvaises herbes oubliées. Profitez de l’occasion pour repartir et enfouir en surface le compost dont vous disposez ou épandez l’engrais nécessaire. Recouvrez d’un peu de terreau le sommet des souches dégarnies. Le cas échéant, renfoncez dans le sol les mottes trop tardivement plantées que le gel les a déchaussées.

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